Je m’appelle Bruce Shannon et je suppose que vous vous demandez en quoi mes propos sauraient vous intéresser. Alors, je me présente. Ensuite, je souhaite que mes textes capteront votre attention pour des raisons comme : l’humour, la justesse des propos, la logique et/ou la crédibilité des sources vers lesquelles je vous dirigerai.

Je suis un autodidacte, dans ma 70e année, et de par ma grande curiosité et mon emballement pour de nombreux sujets, je n’ai de cesse de nourrir mon esprit. J’ai passé la plus grande partie de ma vie de travail à animer de toutes sortes de façons (moniteur de terrain de jeu dès l’âge de 14 ans, instructeur en sécurité aquatique à 20 ans, technicien de production 24 ans, intervenant en santé et sécurité du travail à 28 ans, formateur en entreprise à 38 ans jusqu’à ma retraite en 2010. Je me suis occasionnellement retrouvé dans un rôle d’accompagnateur de malades et en ai tiré des observations que je crois pertinentes.

En ce qui a trait à ma propre qualité de vie et à ma santé, sachez que si je veux mettre de l’avant mon exemple personnel, ce sera pour vous raconter un cheminement souvent truffé d’erreurs, d’essais et de recommencements. Ainsi, en 1994, ma santé déclinait à un point tel que ma conjointe s’est mobilisée pour que nous achetions Soyez bien dans votre assiette jusqu’à 80 ans et plus du Dr Catherine Kousmine, dans le but d’y retrouver la recette de la crème Budwig. (J’entends bien vous parler du Dr Johanna Budwig, éminente cancérologue à son époque.) Ce fut là ma première démarche vers la collecte et l’étude de nombreux documents traitant de santé, de bien-être ou de qualité de vie, en commençant par l’alimentation. Par contre, je dois confesser que plus je lis, plus je m’informe à de nombreuses sources, plus je réalise que je dois toujours en apprendre plus encore et que je dois repousser les limites de ma conscience et de ma compréhension.

Depuis ’94, au fil du temps, j’ai été témoin de la mort de personnes proches. J’ai accompagné mon ex-épouse à l’occasion de son expérience du cancer (elle est décédée à l’âge 56 ans, moins de 9 mois après le diagnostic). Au cours de cette même période, j’ai eu l’extrême privilège d’échanger sur une base régulière avec mon ami Pierre qui, lui, a connu une guérison spontanée alors qu’il avait été condamné par la médecine officielle. Présentement, 9 ans après cette guérison, il jouit d’une vie active. Il considère être sorti enrichi de cette expérience de maladie. Aujourd’hui, mon amie Hélène, âgée de seulement 62 ans, vit en résidence, faisant l’expérience de la maladie d’Alzheimer. C’est en 2009 que nous avons pu constater les premières manifestations évidentes de sa condition; elle était alors âgée de 55 ans.

Dans le cadre de mon travail de coordonnateur – santé et sécurité j’ai aussi eu l’occasion d’échanger régulièrement avec de nombreux travailleurs et travailleuses pour constater que la plupart des personnes ne savent pas comment se retrouver dans le fouillis d’information qu’on leur sert quant à leur santé et à leur bien-être. La télé, les revues et les journaux sont pleins de messages contradictoires sur les bienfaits de tel ou tel oligoélément, supplément ou médicament. Les nouvelles découvertes font l’objet d’une grande publicité et on utilise les médias pour mousser, parfois trompeusement, la valeur des produits dans un but de réaliser plus de profits. Combien de personnes reçoivent tout cela, ne sachant pas comment critiquer le message et le messager?

Depuis longtemps déjà, je considère que je suis entouré de personnes qui, soit rayonnent et nagent dans le bonheur, soit vivent dans un mal-être généralisé et ne savent pas comment s’en sortir. Pire, je suis convaincu que trop d’entre celles faisant partie du deuxième groupe préfèrent ne pas entendre de messages les incitant à se prendre en charge, craignant de devoir supporter le poids de la culpabilité si elles décidaient de ne pas agir dans leur propre intérêt. Une autre peur consisterait à avoir consacré temps, efforts et argent pour un piètre résultat.